15 octobre 2026
Scènes sonores de bureau · écoute de la scène seule, du traitement seul et de leur association
Pour chaque scène : la scène d’origine, le concealer (ou la compo) seul, puis leur association. Les scènes 20 à 22, communes à tous les compositeurs, sont proposées en deux versions : Compo et Écran de fumée.
Niveaux en dB(A), niveau équivalent sur la durée de la scène. L’écart est celui entre la scène seule et la scène avec concealer ; il ne dépasse pas +3 dB(A). « À la limite » signale un écart de +3,0 dB(A).
Ces mp3 sont des aperçus d’écoute ; les fichiers de référence sont les wav livrés. Le n°10 a été annulé (la numérotation est conservée).
Capter l’attention avec un signal riche pour reléguer le bruit au second plan. Limite relevée : ces sons riches, murmures inintelligibles compris, peuvent devenir eux-mêmes gênants.
scène 61,0 dB(A) → scène + concealer 62,8 dB(A) · +1,8 dB(A) → conforme
Sonorités aiguës et cristallines créées avec le synthétiseur Pigments d’Arturia, apparitions de sons de vent et sons de clavier d’ordinateur échantillonnés, découpés en fragments et joués de façon aléatoire. Des mini-percussions proches des fréquences des pas et des micro-sons médium-aigus complètent l’ensemble, soutenu par une nappe de synthé discrète dans le grave.
scène 65,4 dB(A) → scène + concealer 68,2 dB(A) · +2,8 dB(A) → conforme
Sons de vent, frottements évoquant des tissus, carillons de bambou et chutes de petites pierres pour morpher les pas. Des carillons aigus et cristallins complètent le spectre. Différentes textures granulaires évoquent le café moulu, accompagnées de micro-frottements et de sons de cailloux dégradés en 8 bits. Certains de ces sons sont joués à l’envers.
scène 61,1 dB(A) → scène + concealer 63,6 dB(A) · +2,5 dB(A) → conforme
Le synthétiseur Serum émule une sonnerie de téléphone, disséminée dans la scène comme leurre autour de l’émergence d’un appel. Pigments d’Arturia apporte des sonorités cristallines aiguës. Des leurres de pas sont créés avec des drum racks, des samples joués de façon aléatoire et des sampleurs granulaires.
Saturation ciblée de fréquences pour lisser une émergence saillante. Sa dimension esthétique, pensée sur mesure pour la scène, le distingue du masquage classique.
scène 63,6 dB(A) → scène + concealer 66,3 dB(A) · +2,7 dB(A) → conforme
Des micro-sons de versements de céréales et de minuscules plaques de glace qui s’entrechoquent forment un écran de fumée sonore en arrière-plan. Une texture du synthétiseur Omnisphere, mêlée à un son de vent, installe un fond neutre et enveloppant.
scène 64,2 dB(A) → scène + concealer 67,2 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite
Des bruissements de feuillages et de buissons, mêlés à des craquements, constituent un écran de fumée sonore enveloppant, composé de milliers de petites sonorités détachées plutôt que d’une nappe. Au premier plan, des sons de glace dans l’eau et des carillons de bambou accompagnent les émergences du bas-médium, tandis que des carillons étincelants occupent l’aigu. L’ensemble couvre le spectre et varie les attaques : rapides pour les carillons, lentes pour les feuillages.
scène 62,5 dB(A) → scène + concealer 65,3 dB(A) · +2,8 dB(A) → conforme
Omnisphere simule de petits coups sur une boîte en bois creux, joués de façon aléatoire. Des craquements médium-aigus se succèdent rapidement, comme avec un arpégiateur aléatoire. Des sons de frappe au clavier parcourent l’espace : traités pour arrondir leurs attaques, ils se fondent avec les sons de boîte en bois tout en se distinguant des cliquetis. De fines plaques de glace qui s’entrechoquent dans l’eau complètent cet écran de fumée sonore.
Compléter la perception d’un son gênant par un son qui partage sa thématique, sa texture ou sa fréquence, pour transformer son identité perçue.
scène 62,5 dB(A) → scène + concealer 64,2 dB(A) · +1,7 dB(A) → conforme
Le clavier est entouré de micro-sonorités plus aiguës et plus étroites spectralement, qui complètent ses sons sans les imiter. Le téléphone est accompagné d’une sonnerie créée avec Serum et d’autres sons proches : leur mélange avec l’appel transforme l’identité sonore perçue. Plusieurs pistes de synthèse Omnisphere renforcent cette sensation de morphing, tandis que la réverbération ajoutée apporte de l’ampleur à l’espace sonore.
scène 63,0 dB(A) → scène + concealer 65,6 dB(A) · +2,6 dB(A) → conforme
Une nappe de synthé est ajoutée au bruit de fond de la pièce dans une recherche de morphing : les deux sons se fondent en une texture dont la forme d’onde évolue imperceptiblement au fil du temps. En contraste, des micro-sonorités de roulements à billes et de cristaux apportent de la précision à l’espace sonore.
scène 62,0 dB(A) → scène + concealer 64,9 dB(A) · +2,9 dB(A) → conforme
Sur cette scène, le traitement ne cherche pas à masquer les voix. Le son du téléphone est morphé avec le synthétiseur Serum, comme dans la scène 7, puis mêlé à des sonorités du médium au très aigu produites avec Pigments d’Arturia et Omnisphere de Spectrasonics. Le reste du concealer prend la forme d’un écran de fumée : petits bris et grattements dans l’aigu et le médium-aigu apportent une diversion, sans chercher à couvrir les claviers et les voix très émergents. La sonnerie synthétique est répétée au cours de la scène, notamment avant la sonnerie originale.
Association de textures naturelles, de synthèse et de fragments sonores rejoués.
scène 64,4 dB(A) → scène + concealer 66,4 dB(A) · +2,0 dB(A) → conforme
Feuilles d’arbre et léger bruit de ruisseau ; conversations découpées en fragments et rejouées avec l’arpégiateur et le dispositif Random d’Ableton ; concealer de frappe au clavier associant émulation de synthé, sons réels de clavier et fragments de samples rejoués avec arpégiateur et Random ; carillons de bambou Omnisphere.
Étirement temporel du son pour en adoucir les attaques.
scène 61,8 dB(A) → scène + concealer 64,5 dB(A) · +2,7 dB(A) → conforme
Les pas sont recréés avec un drum rack, une fonction Random, de l’écho et d’autres effets. Le même principe est appliqué au clavier d’ordinateur et aux murmures de voix. Le preset « PeacecodeE5 » de l’instrument Bioscape dans Kontakt recrée une sensation de feuillage et de nappe douce, à la fois texturale et harmonique. Enfin, PaulXStretch étire la scène pour en faire une nappe de bruit blanc.
scène 65,8 dB(A) → scène + concealer 67,3 dB(A) · +1,5 dB(A) → conforme
Les sons de frappe au clavier sont recréés sur trois pistes : le preset « don’t blink pulse » de l’instrument Kontakt « Bird Whistle » d’Emergence Audio ; des samples de clavier découpés par un granulator, puis rejoués avec un arpégiateur et la fonction MIDI Random d’Ableton ; et, sporadiquement, de vrais enregistrements de clavier. Une piste PaulXStretch crée un liant à partir du son de la scène. Un arpégiateur rejoue de multiples samples de voix. Enfin, un synthétiseur granulaire rejoue un son de vibration qui noie le vibreur du téléphone.
Composer avec les sons existants plutôt que chercher à les dissimuler : un décor sonore, comme un bouquet ou un tableau, que l’usager entend sans l’écouter. Composition sonore non musicale : instruments ou synthés admis, sans structure mélodique ni progression harmonique organisée.
scène 54,9 dB(A) → scène + compo 57,4 dB(A) · +2,5 dB(A) → conforme · compo seul : 53,7 dB(A)
De nombreuses pistes créent une forêt sonore de bruissements, de petits craquements, de chocs de plaques de glace, de grelots aigus et de sonnettes. Ce fond léger, ponctué de petites intrusions, évoque le comportement d’un carillon laissé au vent. Par-dessus, le preset « Light the Darkness » d’Omnisphere joue une petite rythmique, seule partie organisée de la composition.
scène 62,3 dB(A) → scène + compo 64,7 dB(A) · +2,4 dB(A) → conforme
Première scène avec un piano : son jeu épars laisse de l’espace entre les notes. Les harmonies ne suivent pas de séquence connue ou définie ; le contexte est plutôt modal. En contrepoint, un Array Mbira évoquant un vibraphone ou un xylophone joue dans le grave, sur un fond de pluie. Cette partition ambient et calme vise à faire percevoir les sons émergents de la scène comme des événements rassurants, portés par le piano.
scène 62,3 dB(A) → scène + compo 65,3 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite
Le preset « redwood messaging » d’Omnisphere joue des micro-sonorités de particules de bois creux, traitées par un delay. Le preset « distant vonyl sparkle » apporte une nappe presque harmonique qui, associée à « distant memories », forme un paysage sonore ambient à dimension harmonique. Ces textures peuvent faire diversion, évoquer les sons de la scène et constituer ensemble un écran de fumée.
scène 63,5 dB(A) → scène + compo 66,5 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite
Le granulator joue un son de grattement ou de crécelle de manière arpégée et très rapide, évoquant un insecte rythmique. Il constitue le seul élément strictement rythmique ou musical. Des sonorités éparses de carillons métalliques se mêlent à un brouhaha de voix, à de petits craquements et à des bruissements pour former le fond sonore.
scène 78,1 dB(A) → scène + compo 81,1 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite · scène de bureau calme avec un très fort bruit de VMC
Un paysage sonore oscille entre les sonorités métalliques de carillons étirées dans le temps et un fond de bruissements, de grattements et de vent, avec des bols tibétains, des diapasons et des carillons à cloches.
scène 65,2 dB(A) → scène + compo 67,7 dB(A) · +2,5 dB(A) → conforme
Des micro-gouttes percussives sont organisées en boucle, comme une partition de percussion. Elles évoquent le tapotement sur une joue tendue, dont on fait varier la résonance en modifiant la cavité buccale. Un fond d’oiseaux, de vent, de sonorités aiguës et cristallines et de bruissements dans les feuilles d’un peuplier complète le tableau sonore.
Scène : 61,7 dB(A) → scène + Compo 64,1 dB(A) · +2,4 dB(A) → conforme
Un piano épars est entouré de sons qui transforment les frappes de clavier d’ordinateur par découpage et jeu aléatoire, ou en détournent l’attention. L’Array Mbira, aux sonorités de vibraphone, dialogue en contrepoint avec le piano. Une pluie sur de grosses feuilles, à peine perceptible, et un vent lointain complètent l’ensemble.
Scène : 61,7 dB(A) → scène + écran de fumée 64,6 dB(A) · +2,9 dB(A) → conforme
Carillons, crissements, froissements, bruissements, micro-craquements, pas aléatoires et chutes de pierres créent une forêt sonore intimiste. Elle se mélange aux sons émergents de la machine à café Nespresso, des pas et du clavier.
Scène : 64,8 dB(A) → scène + Compo 67,8 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite
Un piano épars s’accompagne d’une nappe Serum construite à partir de deux sinusoïdes formant un accord sans tierce, qui rappelle la tonalité du bruit de fond de la scène. Des gouttes sonores presque non harmoniques évoquent un petit sonar apaisant, répétitif mais sans grille rythmique identifiable. Le synthétiseur Rain Maker imite la pluie. L’ensemble crée un manteau de calme autour de la scène et de ses émergences.
Scène : 64,8 dB(A) → scène + écran de fumée 67,7 dB(A) · +2,9 dB(A) → conforme
Les sons de frappe au clavier et le téléphone sont morphés, comme dans d’autres scènes. Une multitude de micro-sons constitue l’écran de fumée : clous, plaques de glace qui s’entrechoquent délicatement, grattements, bruissements et carillons de bois ou de métal.
Scène : 62,5 dB(A) → scène + Compo 65,5 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite
Un piano épars se détache sur un fond forestier enregistré sur le terrain, qui donne une impression de lointain. On y entend des oiseaux, un fond d’eau naturelle et un feu de camp. Des grattements d’insectes et une légère vibration presque industrielle rappellent un téléphone qui vibre. Des carillons aigus complètent cette partie du spectre.
Scène : 62,5 dB(A) → scène + écran de fumée 65,5 dB(A) · +3,0 dB(A) → conforme, à la limite
L’écran de fumée associe des sons de frappe au clavier joués aléatoirement, des conversations découpées en fragments et rejouées de façon aléatoire, un ruisseau et des sonorités tapotées semblables à celles de la scène 19 (Compo 6).